Le gouvernement préfère donner des gadgets à ses hauts dirigeants plutôt que de sauver les vies de Canadiens et Canadiennes

En réaction au communiqué de presse du Parti libéral, la présidente nationale de l’UCET, Christine Collins, s’est dite profondément choquée mais malheureusement peu surprise par la récente acquisition, par le gouvernement, de tablettes électroniques à l’intention des hauts dirigeants du ministère des Pêches et Océans (MPO), alors que dans le même temps il fermait les sous‑centres de sauvetage maritime (SCSM) de la Garde côtière canadienne (GCC) à St. John’s (Terre‑Neuve) et Québec (Québec).

« Pendant que les hauts dirigeants du MPO peuvent profiter des toutes dernières nouveautés de la technologie, les Canadiens et Canadiennes se battent pour obtenir une protection de base et essayer de sauver les services de recherche et de sauvetage (SAR) pour les personnes qui tirent leur subsistance des voies d’eau. Depuis quand est‑ce qu’une telle tablette est devenue plus importante qu’une vie humaine? »

Les fermetures des SCSM sont le résultat direct de l’examen des opérations stratégiques du gouvernement. Le MPO est convaincu que grâce à la technologie les services de recherche et de sauvetage peuvent être assurés depuis Trenton, en Ontario, et Halifax, en Nouvelle‑Écosse.

La présidente Christine Collins a ensuite déclaré que « la technologie ne peut remplacer la prise de décision sur place par nos membres SAR de la GCC. Chaque appel urgent de demande de SAR est unique. Il est bien connu que si vous ne venez pas de la région, vous pourrez avoir des difficultés à comprendre le dialecte ou l’accent d’une personne venant d’autres régions de Terre‑Neuve ou du Québec, et plus encore si cette personne est dans une situation de détresse. Un ordinateur n’est pas à même de coordonner ni d’envoyer des ressources, reposant sur l’expérience et la connaissance des voies d’eau, les systèmes de marée ou encore les conditions météorologiques. C’est ce que font nos membres, à chaque fois. C’est ce sur quoi les Canadiens et Canadiennes comptent et qu’ils et elles doivent recevoir, à tout le moins. »