Le 7 août, 2012
Ottawa (ON) – La nécessité de garder ouverte la base de recherches et sauvetage (SAR) de Kitsilano a une fois de plus été démontrée durant la fin de semaine. En effet, les spécialistes de SAR de la Garde côtière canadienne (GCC) ont été les premiers à répondre à un incident qui s’est produit samedi dernier à bord d’un navire de croisière transportant 250 passagers qui était entré en collision avec deux autres embarcations durant le spectacle de feux d’artifice du Festival des lumières dans la Baie des Anglais de Vancouver.
Aussitôt mise au courant de cet indicent, Christine Collins, présidente nationale de l’Union canadienne des employés des transports (UCET), a indiqué ne pas être surprise. « La GCC devrait considérer cet incident comme un signal d’alarme si elle décide de procéder à la fermeture prévue de la Base de Kitsilano. Nos membres sont capables de se rendre sur les lieux et ce, rapidement. Projetez-vous un an plus tard et imaginez un aéroglisseur entrer dans la Baie des Anglais au beau milieu de plaisanciers admirant les feux d’artifice, qui essaye de se frayer un passage pour venir en aide à plus de 250 personnes en détresse – une véritable scène du passé ! »
Au cours de cette même longue fin de semaine, d’autres répercussions des compressions budgétaires ont continué de se faire sentir. L’UCET a en effet entendu dire qu’au lieu de dépenser de l’argent pour avoir des spécialistes des télécommunications en disponibilité, un navire de la GCC – le Tanu, qui compte un équipage de 14 personnes – a dû se déplacer dans la région du fait que deux centres clés de télécommunications éloignés à l’inlet Esperanza et au Dôme Eliza en C.-B., qui doivent fermer leurs portes, ont connu des interruptions de service.
Pendant cette interruption totale des radiocommunications, l’équipage du Tanu reçut deux appels de détresse : un d’un hydravion et l’autre d’un voilier. Fort heureusement, l’équipage expérimenté est parvenu à apporter l’aide nécessaire, ainsi personne ne fut blessé.
« Alors qu’elle procède à des compressions budgétaires à ces services essentiels de première ligne, la GCC prétend que la sécurité du public n’est pas pour autant menacée. Nous avons toutefois recensé trois incidents au cours d’une longue fin de semaine, dont la cause revient à deux très mauvaises décisions », a déclaré Christine Collins. « La GCC n’en est qu’aux premières étapes de la mise en application de ces mesures, mais constatez à quel point la situation devient désastreuse. On ne peut plus se voiler la face : quelqu’un va inévitablement subir des blessures, ou pire encore perdre la vie, tout cela pour économiser quelques sous. »